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Curiosités de Viry

Photos et cartes postales anciennes de Viry
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L'église de VIRY et son histoire


L'église de Viry a conservé de l'époque romane, la travée de chœur, le transept et le clocher. La nef a été reconstruite au XIXe siècle. L'ancienne abside romane a été remplacée, à la fin du XVe siècle, par une nouvelle abside gothique à fond plat, tandis que la nef a été refaite au XIXe siècle. Cette église paroissiale est placée sous le vocable de Saint Barthélémy l'un des douze apôtres, dont la fête est célébrée le 24 août.

Hagiographique
Du point de vue hagiographique, Barthélémy est mentionné sur toutes les listes des douze apôtres. Parfois appelé Nathanael, il n'intervient pas dans les récits évangéliques,. ni dans les Actes des Apôtres. La tradition rapporte qu'il aurait évangélisé l'Arabie, la Mésopotamie et une partie de l'Inde. Revenu en Arménie, il aurait été écorché vif et crucifié sur les ordres du roi Astyage. Ce martyre sanglant lui valut d'être le saint patron de tous les corps de métier ayant un rapport avec la préparation des peaux et le travail du cuir : bouchers, tanneurs, corroyeurs, gantiers et relieurs. 

Dans l'iconographie chrétienne, Barthélémy est représenté en homme écorché, crucifié la tête en bas afin de faciliter le travail de ses bourreaux. Les peintres allemands et espagnols de l'époque baroque (Ribera, 1639, au musée du Prado) ont représenté de manière très réaliste et violente cette scène de l'écorchement.

Repères historiques
Avant la Révolution française, la paroisse de Viry était sous le patronage du chapitre de la cathédrale d'Autun, et faisait partie de l'Archiprêtré de Charolles. A cette époque, le seigneur est le Chevalier de La Guiche qui résidait dans le château de Saillant, lequel sera démoli en 1855. Il en reste des vestiges intéressants. L'abside de l'église de Viry est ornée d'un grand vitrail daté de 1510 : l'article "Le vitrail de Viry" .La famille de Saillant a donné deux évêques au diocèse de Mâcon dont l'un fut élevé à la dignité de cardinal et qui mourut à Rome en 1484.

    
Intérieur de l'eglise
L'église de Viry comporte une nef unique à quatre travées, édifiée au XIX' siècle, un transept et une travée de cœurs saillants, de l'époque romane, que prolonge une abside en style gothique, à chevet plat, de la fin du XVe siècle.

Dans la partie romane, la croisée du transept est voûtée par une belle coupole octogonale reposant sur quatre trompes. Les bras du transept sont voûtés en berceau plein cintre. La nef, reconstruite au XIXe siècle, est voûtée en berceau plein cintre. Les travées de la nef sont séparées par des arcs doubleaux en plein cintre qui retombent, latéralement. sur des consoles sculptées.

La nef communique avec le chœur par une grande arcade à double rouleau, en plein cintre. De part et d'autre de cette grande arcade, on observe deux ouvertures en plein cintre, plus basses, que les historiens appellent « passages berrichons » et qui rappellent les églises romanes du Berry. Ce dispositif original, totalement inconnu dans les églises romanes du Brionnais, se retrouve dans d'autres églises romanes du Charolais comme Martigny-le-Comte, Vitry-sur-Loire.... L'abside, de plan rectangulaire, a été voûtée d'ogives, avec liernes et tiercerons, à la fin du XVe siècle. Le chœur et l'abside ont été abondamment repeints au XIXe siècle.

La nef est percée par des fenêtres en plein cintre, de style néo-roman, qui éclairent directement sous la voûte. Le mur de façade est ouvert, à l'étage de la tribune, par un oculus en forme de rosace.

 


Extérieur
A l'instar de l'église voisine de Martigny-le-Comte (canton de Palinges), l'église de Viry est dominée par un haut clocher roman coiffé d'une pyramide à quatre pans, couverte de tuile plates. Le parement extérieur montre des traces évidentes de restauration. Le clocher comporte trois étages séparés par deux bandeaux de pierres. 

Le premier étage est percé, sur chacune des faces, par une petite baie étroite, en plein cintre, et sans ornement. Le second est ouvert, sur chaque côté, par des baies géminées en plein cintre, séparées par deux colonnettes, avec bases et chapiteaux ornés, surmontées d'un tailloir commun. Le troisième étage, le plus orné, est percé d'une triple baie en plein cintre ; chacune des baies est séparée par une double colonnette à bases et chapiteaux sculptés, comme à l'étage précédent. Sous la corniche sommitale, on observe une décoration d'arcatures de type lombard et de bandes de maçonnerie qui renforcent les angles du clocher.

Les murs extérieurs de la nef sont épaulés de contreforts à double ressaut. La façade occidentale, très simple, encadrée par deux contreforts à glacis, est surmontée d'un pignon triangulaire sommé d'une croix. Le portail ouest, de style néo-roman, comporte une archivolte encadrant un tympan nu orné du monogramme du Christ. La voussure externe comporte un gros tore qui retombe sur deux colonnettes à chapiteaux non sculptés, par l'intermédiaire d'un tailloir chanfreiné et mouluré.

 


Le mobilier
La statuaire en plâtre polychrome, de style Saint-Sulpice, est abondante et bien conservée. Elle représente les saints les plus vénérés par la piété populaire. La Vierge Marie est représentée par cinq statues, saint Joseph, par une statue et un vitrail. A l'entrée de l'abside, l'autel majeur comporte un bas-relief qui représente l'Apparition aux pèlerins d'Emmaüs. Dans les bras du transept, on trouve (à gauche) l'autel de la Vierge, et (à droite) celui du Sacré-Cœur. Les devants d'autels sont ornés de bas-reliefs.

Parmi la vingtaine de statues en plâtre coloré qui ornent l'église de Viry, on trouve les Apôtres Pierre et Barthélémy (patron de la paroisse), saint Michel archange, des grands saints de l'époque médiévale comme saint Antoine de Padoue et sainte Jeanne d'Arc ; des saint de l'époque moderne comme sainte Jeanne de Chantal et sainte Marguerite-Marie Alacoque, et enfin des saints plus contemporains comme le curé d'Ars et sainte Thérèse de Lisieux.

L'élément décoratif le plus intéressant de l'église de Vilest, bien-sûr, le vitrail à trois lancettes, daté de 1510, qui a été classé au titre des Monuments Historiques, le 22 mars 1910.
L'église de Viry a fait l'objet d'une restauration récente, à l'intérieur, qui lui a redonné tout l'éclat de ses couleurs. Cette église partiellement romane fait partie des « Chemins du Roman » en Bourgogne du Sud. Elle se trouve sur le circuit occidental des églises romanes du Charolais, au départ de Paray-le-Monial.

L'histoire de vitrail de l'église SAINT BARTHELEMY

Ce vitrail classé Monument historique en 1910, restauré en 1851-1852, date de 1510 environ.
 La légende rapporte que ce vitrail aurait été fait par un ouvrier dont le maître en faisait d’autres à Charolles.
Lorsque le travail fut achevé, le maître verrier vint le voir et le trouva si beau et si supérieur aux siens que, furieux, il tua son ouvrier dans le bois de Viry qu’ils traversaient ensemble pour aller à Vendenesse où l’ouvrier devait en faire un autre.

Cette verrière a un caractère féodal affirmé. La baie d'axe de l'église Saint-Barthélemy de Viry, fut offerte par Charles de Saillant, petit-fils du chancelier de Charles le Téméraire, vers 1525-30.

Entourant le Christ de douleur, Charles de Saillant est présenté par saint Charlemagne, agenouillé, vêtu d'une armure et d'un tabard à ses armes, son heaume et ses gantelets à ses pieds.

Son épouse Marguerite de Saligny a posé son livre d'heures sur son prie-Dieu et est assistée de sainte Marguerite d’Antioche émergeant du dragon. Les personnages sont placés en avant de tentures damassées, sous des arcs dont l'intrados est orné de caissons en perspective, sur un socle architectural portant les armes des donateurs et leurs devises sur des phylactères.

 

La représentation des donateurs en figures agenouillées ou debout n'est pas une nouveauté au XVI siècle des mécènes princiers ou des membres du haut clergé ont fait inclure leurs portraits dans des verrières dès le XV siècle, comme les ducs de Bourbon à la cathédrale de Moulins, à la Sainte-Chapelle de Riom ou à Bourbon-L'Archambault, voire plus tôt.

Il ne s'agit pas enfin d'un privilège réservé à une catégorie particulière de bienfaiteurs : les verrières montrent des laïcs et des clercs, des nobles et des roturiers, des hommes et des femmes, des adultes et des enfants, des « portraits » rétrospectifs et des effigies très vraisemblablement peintes au vif ou du moins d'après des dessins ou des peintures précis.

 

La présence des donateurs résident en premier lieu dans les habitudes de financement des verrières des édifices religieux. Si le chapitre ou la fabrique prend en charge la construction, les autels, les stalles, la chaire, etc., la clôture des baies est souvent laissée à la charge de particuliers ou de corps constitués, confréries de métiers notamment. En échange, il est rare que ces mécènes se voient soumis à des contraintes décoratives ou iconographiques : ils font appel aux maîtres verriers de leur choix, peintres locaux ou étrangers à la ville, ils ne se soucient guère le plus souvent de l'agencement narratif et décoratif, de l'échelle des figures, de la gamme chromatique, du style figuratif des verrières environnantes. Le plus souvent ils choisissent des thèmes liés à leurs dévotions, à leurs saints patrons. Les portraits de donateurs

et/ou leurs chiffres ou armoiries peuvent, au-delà du financement de la verrière, exhiber des droits acquis par ces familles sur les chapelles : le vitrail peut alors être une des éléments désignant cette possession concurremment avec la présence de tombes, de blasons sculptés ou peints sur la voûte ou le retable, insérés dans les grilles ou les clôtures, de litres, de tentures.

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